Longtemps perçue comme un simple espace de divertissement, la culture congolaise aspire aujourd’hui à devenir un moteur économique à part entière. Avec plus de cent millions d’habitants et une richesse artistique reconnue, la République Démocratique du Congo entend transformer ce potentiel en une véritable industrie créatrice d’emplois et de valeur.
Sous l’impulsion du ministère de la Culture, Arts et Patrimoine Yolande Elebe Ma Ndembo. Le gouvernement a adopté la première politique culturelle nationale depuis l’indépendance, ainsi qu’un Statut de l’artiste. Ces réformes visent à structurer le secteur et à encourager les investissements publics et privés.
Cependant, la route reste longue. Les financements demeurent limités et la culture peine encore à être perçue comme une priorité nationale. L’État mise sur une approche globale alliant soutien institutionnel, partenariats internationaux et incitations économiques.
S’inspirant du modèle sud-coréen, qui a fait du contenu culturel un pilier de son économie, la RDC ambitionne d’exporter ses créations comme elle exporte ses ressources naturelles. L’expérience coréenne démontre qu’un encadrement politique fort et des politiques publiques volontaristes peuvent transformer le soft power culturel en puissance économique durable.
La Rédaction
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